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« Mes voix peuvent faire peur »

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Bertin Mampaka répond aux questions de Fabrice Voogt dans le journal Le Soir du 27 octobre 2011.

 

 

Bruxelles Bertin Mampaka (CDH) coupe court aux rumeurs de transfert

« Mes voix peuvent faire peur »

 

Fraîchement désigné vice-président du Parlement bruxellois, l’échevin bruxellois des Sports, de l’Environnement, des Espaces verts, de l’Energie, de l’Equipement communal et de la Solidarité internationale, Bertin Mampaka, évoque son avenir et celui de sa formation, le CDH, à Bruxelles, à un an des communales. Certains le disaient en partance pour le PS. Il dément, tout en multipliant les marques de respect pour le partenaire de la majorité.

 

Vous confirmez ne pas avoir eu de contact avec PS ?

Oui. Mais il est clair que si le CDH disparaissait… J’ai un lien fort avec le PS et ce qu’il représente. Je suis “né” en Belgique il y a 32 ans, à Mons, dans le Borinage, près de Quaregnon, où a été rédigée la charte du Parti ouvrier belge ! Alors, on peut évidemment imaginer tous les scénarios. Après tout, la politique n’est jamais qu’un véhicule… avec des options. Je n’ai jamais caché que s’il devait y avoir un mouvement, je préférerais qu’il me mène au PS. Je suis en admiration par rapport à la façon dont ce parti forme ses cadres à la gestion du pouvoir et séduit par la solidarité qu’ils affichent, notamment à la Ville, quand l’un des leurs est la cible de critiques. Dans ma position d’allochtone victime régulière d’attaques en règle, j’admire cette solidarité, alors qu’on sait le groupe traversé par différents courants.

 

D’autres partis vous ont-ils proposé de les rejoindre ?

Non, mes colleuses d’affiches ont été sollicitées mais pas moi. Ça m’inquiète ! (rires). A l’époque, j’ai reçu une proposition d’Olivier Maingain, quand il me voyait tout penaud sur le banc du plus petit groupe. Une autre offre, plus ferme encore, m’est parvenue ensuite de Daniel Ducarme, quand le MR a lancé une OPA sur le CDH. Mais, aujourd’hui, je ne suis plus “vendable”. A Bruxelles, j’ai fait 10 % des voix de mon parti alors que j’avais fait l’objet d’une contre-campagne structurée. Dans un parti plus grand, mon score serait doublé sans problème. Mes voix peuvent faire peur.

 

En attendant, par rapport à l’élection précédente, le CDH n’a-t-il pas de souci à se faire ? Il n’aura plus Georges Dallemagne et Joëlle Milquet n’est plus présidente de parti… Le PS, lui, pourra compter sur l’ensemble de ses troupes et le MR s’est renforcé avec Alain Courtois… Vous n’avez pas peur de vous retrouver dans l’opposition ?

Je ne dis pas que j’ai la trouille mais je sais que cela nous pend au nez. C’est une probabilité réelle ; il faut vivre avec cela. L’armada du PS est impressionnante…

 

Une procédure judiciaire est pendante qui vous oppose au conseiller MR Geoffroy Coomans, pour diffamation. N’est-ce pas un obstacle à une possible alliance du CDH avec le MR ?

Je n’ai de toute façon pas le mandat pour faire un accord avec un parti. Au lendemain de ma remise en fonction comme échevin, j’ai dit que j’étais prêt à retirer ma plainte mais il a persisté.

 

Selon vous, le partenaire privilégié reste de toute façon le PS ?

Je vais plus loin : je ne cache pas la sympathie que j’ai pour Freddy Thielemans. J’ai eu la chance d’être neuf ans échevin dans un collège dirigé par un bourgmestre qui possède d’énormes qualités humaines et un réel talent de modérateur. Ce n’est pas facile tous les jours pour lui avec des collègues ministres et d’autres qui rêvent de le devenir un jour ! Je pense que c’est la bonne personne au bon endroit. On sous-estime parfois son exploit : il réussit à tempérer ces personnalités sans les inhiber.


Vous avez déposé une autre plainte contre un membre de votre parti, que vous accusez d’avoir voulu vous séquestrer. Malgré les pressions de votre ancienne présidente, vous ne comptez pas renoncer…

Retirer ma plainte ? Ce n’est pas possible dès l’instant où le parquet a l’intention de demander le renvoi devant le tribunal correctionnel de mon adversaire. Et puis, je n’en ai pas envie.


Seriez-vous partant pour être à nouveau échevin des Sports ?

Je pense en tout cas ne pas avoir démérité. J’ai rendu à la Belgique ce qu’elle m’avait donné. Dans mon rôle d’échevin, je n’ai jamais songé qu’à l’intérêt collectif. On a continué d’accueillir des événements d’ampleur internationale tout en développant le sport pour tous et une vraie mixité. On doit pouvoir faire jouer dans la même équipe un francophone, un flamand, un arabe, un juif et un gay. Ce défi, on ne le réalisera pas au théâtre du Parc, mais au Palais du Midi ou au centre sportif de Neder. Alors, oui, je suis prêt à continuer, si mon parti intègre la future coalition et si cette compétence nous revient. Mais qu’on ne se méprenne pas : j’ai des aptitudes intellectuelles. Je suis professeur d’économie et de sécurité sociale à la Haute école du Hainaut. Je suis disposé à assumer toute fonction qu’on voudra bien me confier avec la même passion et toute la rigueur que m’impose ma condition d’élu subsaharien.


N’est-ce pas frustrant, en tant qu’échevin des Sports, de voir patiner le dossier du stade Roi-Baudouin ?

Oui. J’ai été amené à visiter quelques-uns des plus grands stades d’Europe et à me lier avec Guy Vanhengel qui, comme moi, estime que la Ville doit avoir un stade. C’est frustrant d’être exclu des débats après m’être démené, mais je me dois d’être loyal vis-à-vis de la majorité et de mon parti qui soutient la construction d’un stade sur Schaerbeek-Formation. Je dois accepter qu’il s’agit d’un enjeu régional et national. En attendant, il m’appartient de veiller à ce qu’il reste aux normes internationales, ce qui implique que l’on achète un nouveau marquoir et que l’on place pour 400.000 euros de caméras de surveillance. Il doit encore tenir le coup entre dix et quinze ans.

 

http://archives.lesoir.be/bruxelles-bertin-mampaka-cdh-coupe-court-aux-rumeurs_t-20111027-01MX21.html

 

Bertin Mampaka a dîné avec Jesse Jackson

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Bertin Mampaka est actuellement à Washington en présence de Jesse Jackson. En voyage avec sa famille pour honorer la mémoire de Martin Luther King, l'Echevin de la Solidarité internationale de la Ville de Bruxelles et Député au Parlement bruxellois devait participer à la commémoration du discours "I have a dream" 48 ans après cet instant mythique. L'inauguration du mémorial auquel devait participer Barack Obama et Jesse Jackson a cependant été annulée en raison des conditions météorologiques. L'ouragan Irène menace en effet la côte est des Etats-Unis et l'heure est à la prudence.

 

 

 

 

En juillet 2010, Bertin Mampaka avait reçu son ami Jesse Jackson à Bruxelles. Héritier de Martin Luther King, premier afro-américain à être candidat à la présidence des Etats-Unis, ce révérend noir américain est un des leaders de la communauté afro américaine. Aujourd'hui, c'est Jesse Jackson qui a reçu à son tour Bertin Mampaka à l'occasion d'un diner en mémoire de Martin Luther King, lors duquel il a partagé ses souvenirs du leader de la défense des droits civiques des minorités.

Pour rappel, avant Barack Obama et après la candidature symbolique de Shirley Chisholm, Jesse Jackson est le premier noir-américain à remporter une primaire du parti démocrate. En 1984, lors des primaires, il est en 3e position avec 3 282 431 (18,09 % des suffrages). En 1988, il arrive en deuxième position et obtient 6 788 991 (29,12 % des suffrages). Il avait collectionné les victoires, essentiellement dans le sud des États-Unis : l'Alabama, la Caroline du Sud, la Géorgie, la Louisiane, le Michigan, le Mississippi, la Virginie et le District de Columbia l'avaient choisi. Son fils Jesse Jackson, Jr. est l'actuel représentant du 2e district de l'Illinois à la Chambre des Représentants et également une personnalité du parti démocrate.

 

Bertin Mampaka à Washington pour Martin Luther King

 

La Belgique n’est pas le seul pays à souffrir d’intempéries estivales. L'ouragan Irene, neuvième tempête tropicale de la saison cyclonique et première à atteindre le stade d'ouragan majeur est en phase de frapper la côte est des Etats-Unis. Après avoir fait cinq morts dans les Caraïbes, l’ouragan menace aujourd’hui New-York et Washington. Des milliers de personnes ont commencé jeudi à évacuer la côte, y compris à New York, craignant l'arrivée samedi matin de la tempête qui balaye pour l'heure les Bahamas. Bertin Mampaka, Echevin de la Solidarité internationale de la Ville de Bruxelles et Député au Parlement bruxellois est actuellement à Washington à l’occasion de l'inauguration du Mémorial Martin Luther King. Une inauguration qui vient d’être reportée à l’automne en raison de l’ouragan qui menace Washington.


Bertin Mampaka en plein coeur de l'ouragan Irène

 


Depuis Washington, Bertin Mampaka déclare que Martin Luther King a toujours été son idole. Il profitait donc des vacances pour venir lui rendre hommage. « Assister à cette inauguration, c’est un rêve qui devenait réalité. Mais il est clair que vu les conditions météorologiques, la question ne se  pose pas, il faut privilégier la sécurité et reporter l’inauguration. Heureusement, le mémorial était ouvert début de semaine, et j’ai tout de même pu le visiter en famille. Rendez-vous compte, c’est le seul monument de cette importance dédié à une personnalité qui n'est pas un ancien président des Etats-Unis. » La Fondation qui gère le projet a en effet annoncé que la cérémonie à laquelle étaient attendues quelque 250.000 personnes, a été repoussée en raison des menaces que fait peser l'arrivée prévue de l'ouragan Irène sur la côte est des Etats-Unis.

 


I have a dream

Le président Barack Obama devait s'exprimer à cette occasion. Le Mémorial est dédié au leader du combat pour les droits civiques des minorités et devait être inauguré 48 ans jour pour jour après son célèbre discours "I have a dream". Le pasteur, prix Nobel de la paix en 1964, a été assassiné le 4 avril 1968. Le monument est situé à mi-chemin entre le Lincoln Memorial et le Jefferson Memorial, et voisin du Roosevelt Memorial

 

Bruxelles suit l'initiative de Bertin Mampaka et porte plainte contre le Vlaams Belang

Bertin Mampaka attaque en justice le Vlaams Belang

 

Le Vlaams Belang parti flamand d’extrême droite fait lamentablement parler de lui une fois de plus en diffusant un toute boite sur chacune des 19 communes de la capitale. A l’intérieur, des propos incitant au racisme, à la haine et à la violence. La "une" de la publication des extrémistes est différente pour chaque commune. A Bruxelles, l'Echevin, Député/Secrétaire du Parlement bruxellois, Bertin Mampaka est présenté comme symbole d’une population migrante menaçant la paix sociale. Deux photos le représentent.   L'islam est également incriminé. En bas de page : un canif est offert par le parti aux lecteurs qui remplirait un questionnaire. L’Echevin se constituera partie civile et portera plainte contre le parti d’extrême droite pour incitation au racisme, à la haine, à la violence et diffamation.


Bertin Mampaka, Echevin de la Ville de Bruxelles a décidé de sortir du silence et de réagir publiquement aux propos du parti d ’extrême droite. « Je ne voulais pas me prononcer avant d’avoir examiné les possibilités de poursuite au niveau civil et pénal. Je ne souhaitais pas faire la publicité de ce parti, ni jouer leur jeu mais il me s emble qu’ils ont largement dépassé les limites. Les propos tenus envers les minorités ethniques, pourtant très vulnérables et envers les musulmans sont intolérables.» a déclaré Bertin Mampaka pour qui l’incitation au racisme, à la haine et à la violence saute aux yeux. Beaucoup de personnes ont également réagi en interprétant cette action comme une incitation au meurtre.

Un document dans lequel on retrouve notamment les propos suivants : « les minorités ethniques accumulent chômage, pauvreté et criminalité. L’Islam pèse sur la paix sociale (…) » Dès que le toutes-boites est arrivé dans les boites aux lettres des Bruxellois, le téléphone de l’Echevin n’a cessé de sonner. « Les gens étaient révoltés, c’est aussi pour cela que je réagis. Les citoyens m’ont élu pour les représenter dans les bons et les mauvais moments. Je ne peux rester silencieux quand un parti d’extrême droite s’attaque aux minorités, aux musulmans,… Il est évident qu’un parti raciste s’attaque d’abord aux symboles. Mais, nous avons tous des amis issus de l’immigration et c’est un acte citoyen de s’insurger face à de tels propos. » a lancé Bertin Mampaka.


Bertin Mampaka a dir ectement transmis le document à son avocat, Me Georges-Henri Beauthier, pour qu’il étudie la possibilité de poursuivre le parti d’extrême droite, notamment pour incitation au racisme, à la haine, et à la violence. Un juge d’instruction sera saisi.

Une condam nation pénale pourrait entraîner la suppression de la dotation financière du Vlaams Belang. « J’espère sincèrement que les autres politiciens incriminés oseront faire le pas. L’extrême droite nous a habitué à ce genre de stratagème, à des propos racistes mais ici, ils se rendent en outre coupable de distribution d’armes blanches » a continué l’Echevin Bertin Mampaka.

Il n’est pas anodin que le parti d’extrême droite voit rouge, ou terra cota, quand il parle de Bertin Mampaka, professeur nommé à la Haute Ecole de la Communauté Française du Hainaut, Echevin de la Ville de Bruxelles, Député Bruxellois, Secrétaire du Parlement bruxellois, membre du Conseil de Police,... Bref, un exemple parfait de la diversité dans la compétence… qui ne peut que faire enrager l’extrême droite. « J’attends être jugé sur mes nombreuses réalisations et non sur la couleur de mes yeux» conclura Bertin Mampaka.



 

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