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Dans le cadre de Journée internationale pour l'élimination de la discimination, ce lundi 19 mars, Jesse Jackson nous fera l'honneur d'être à Bruxelles à l'occasion d'un dîner-débat ayant pour thème les perspectives de la lutte contre les discriminations dans une Europe en crise.

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Mis à jour le  22/01/2012  14h45

 

 

 

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RDC: Dallemagne (cdH) interpelle pour la 2ème fois. Où est la N-VA?

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RDC. Ce jeudi 19 janvier, mon collègue George Dallemagne a interpellé au Parlement FEDERAL en Commission Relations extérieures le Ministre des affaires étrangères Didier Reynders sur la situation de la crise congolaise. Il y a exprimé la position de mon parti et la mienne. N’étant pas Député fédéral et ne pouvant donc pas m’exprimer dans cet hémicycle, je suis totalement solidaire avec les propos qui ont été tenus.

 

La N-VA était la grande absente du débat, elle qui avait pourtant fait croire aux Congolais qu'elle les représenterait dans cet hémicycle. Sans plus tarder, je vous invite vivement à lire dans son intégralité son interpellation, ainsi que la réponse du Ministre ci-dessous.

 

Bertin MAMPAKA

 

 

11.01 Georges Dallemagne (cdH): Monsieur le président, monsieur le ministre, je reviens sur un sujet qui fait, à juste titre, couler beaucoup d'encre au regard de la perplexité découlant des résultats des élections tant présidentielles que législatives en RDC.

 

Vous avez pris la décision de ne pas vous rendre à Kinshasa pour participer à l'intronisation de M. Kabila. Ce fut, selon moi, une bonne décision.

 

Dans votre communiqué du 17 décembre – ma question date un peu -, vous souligniez, à juste titre, que "la Belgique n'a cessé d'appeler les institutions responsables à tout entreprendre pour rendre le processus électoral transparent, afin que les résultats soient crédibles. Je regrette que la Cour Suprême de Justice n'ait pas usé de ses prérogatives pour un examen plus approfondi, critique et indépendant des résultats". Pourtant dans le même temps vous spécifiiez que: "ces déficiences ne paraissent pas de nature à remettre en cause l'ordre des résultats".

 

Sur quelles informations vous basez-vous pour arriver à cette conclusion? C'était, selon moi, une analyse que l'on pouvait faire dans les premiers jours, voire dans les premières semaines après la publication des résultats, mais depuis lors, les rapports qui se sont succédé vont toujours dans le même sens.

 

Je vois que vous ne partagez pas mon point de vue, mais tous les rapports dénoncent de nombreuses fraudes. Je pense ici au rapport de la firme belge qui était chargée de la constitution des listes électorales selon lequel il y aurait eu plus d'un million de doublons, à d'autres rapports qui dénoncent des fraudes massives, des bourrages d'urnes, au rapport selon lequel plus de 17 %… (coupure micro). Il y a également le rapport de la Fondation Carter, qui est d'ailleurs souvent cité de manière erronée et surtout le rapport de l'Union européenne qui ne conclut jamais que l'ordre des résultats n'est pas remis en cause. On le lui fait dire, mais il ne le dit nulle part. D'ailleurs, Mme Nedelcheva, qui s'est encore exprimée sur cette question, insiste pour qu'on ne lui attribue pas des conclusions qu'elle ne tire pas.

 

Quoi qu'il en soit, tous ces rapports montrent que les fraudes ont été massives, ce à toutes les étapes de la compilation des résultats des élections présidentielles en RDC.

 

J'ai en ma possession des PV de certains bureaux de vote qui montrent des résultats différents de ceux qui ont été publié par la Céni.

 

Tout cela démontre qu'en réalité … (coupure micro).

 

On ne peut vraiment pas dire que Joseph Kabila a gagné les élections présidentielles et toute personne qui se veut être de bon compte doit avouer que l'on ne connaît pas le résultat du suffrage du peuple congolais et donc, la volonté de ce dernier.

 

Je note d'ailleurs que la Belgique est le seul pays au monde à estimer que l'ordre des résultats n'est pas affecté par les fraudes massives qui ont eu lieu pendant l'élection présidentielle. J'ai entendu la commission américaine du Sénat, j'ai entendu une série de pays, mais je n'ai pas entendu cela. Si vous avez des exemples, je les écouterai avec grand intérêt. À moins de disposer d'informations totalement différentes, on ne peut, aujourd'hui, affirmer que l'ordre des résultats n'est pas modifié par les fraudes constatées lors de l'élection présidentielle.

 

En ce qui concerne les élections législatives, vous avez affirmé qu'il fallait effectivement que les autorités congolaises tirent les leçons de l'élection présidentielle. Je vous cite. Vous espériez que "les leçons de la compilation des résultats des présidentielles seraient tirées lors de la compilation, cette fois transparente et crédible, des résultats des élections législatives." Vous aviez même proposé l'aide de la Belgique pour la compilation et la révision de la compilation des résultats. Et je note qu'en date du 12 janvier, les évêques congolais estiment que "ce qui se passe au niveau de la compilation des résultats des élections législatives est inacceptable. C'est une honte pour notre pays. Le processus électoral a été entaché de graves irrégularités, qui entachent la crédibilité des résultats publiés."

 

Monsieur le ministre, quelles sont les démarches finalement entreprises par la Belgique pour proposer son assistance dans le dépouillement et la compilation des résultats des législatives? Quelle est l'aide précisément proposée? Quel a été l'accueil réservé à cette proposition de la part des autorités congolaises? (…) ont été mis(es) en œuvre? Quelles sont vos informations sur l'état d'avancement du dépouillement et la qualité de ces dépouillements? Estimez-vous que les leçons de la présidentielle ont été retenues ou rejoignez-vous les craintes des évêques congolais? Comptez-vous toujours vous rendre à l'ouverture de la nouvelle assemblée nationale congolaise dans un contexte – c'est peu de le dire – qui ne correspond pas vraiment aux souhaits que vous aviez exprimés pour le dépouillement des législatives?

 

Par ailleurs, monsieur le ministre, j'ai été surpris par la lecture d'un article dans La Libre Belgique, qui révèle, dans son édition du 19 décembre dernier, un exposé du directeur de l'Agence nationale de renseignements congolaise, datant d'août 2010 et qui est pour le moins surprenant, puisqu'il s'agit d'un véritable plan de bataille pour faire gagner le président sortant.

 

D'après La Libre Belgique, ce cadre de l'ANR explique à ses subordonnés que "notre institution doit s'investir pour la réélection de Joseph Kabila Kabange à la prochaine présidentielle ainsi que celle des membres de sa famille politique dans toutes les institutions républicaines."

 

Le cadre explique ensuite à ses troupes qu'elles doivent devancer les événements et saisir le taureau par les cornes en peaufinant les stratégies qui assureront la victoire du chef de l'État et des membres de sa famille politique aux élections générales. Parmi les instructions données par ce cadre de l'ANR, on trouve: "suivre et contrôler les médias" et plus saisissant encore: "prendre en charge toutes les représentations diplomatiques et celles des organisations du système des Nations Unies en vue de connaître les contacts étrangers des candidats tant à la présidentielle qu'aux législatives nationales" et "infiltrer toutes les représentations pour démasquer les activités pouvant déstabiliser l'élection du chef de l'État et des membres de sa famille politique".

 

Étiez-vous au courant de telles pratiques de prise en charge de nos postes diplomatiques? Est-ce que nos propres postes diplomatiques ont été pris en charge par les services de l'ANR? Pouvez-vous nous confirmer que nos représentations ont fait l'objet d'infiltrations par des agents de l'ANR? De telles activités sont-elles conformes au droit international? Dans le cas contraire, avez-vous pris des initiatives à cet égard? La sécurité de nos diplomates et de leurs contacts n'est-elle pas affectée par de telles pratiques?

 

11.04 Didier Reynders, ministre: Monsieur le président, voici quelques éléments. Tout d'abord, pour autant que ce soit nécessaire, je voudrais rappeler que la RDC est devenue indépendante depuis un certain temps et que, dès lors, je crois qu'il faut traiter ce pays comme un pays indépendant. Je n'ai pas toujours le sentiment que c'est le cas dans tous les débats que nous développons à ce sujet; c'est donc toujours utile de le rappeler, même quelque temps après l'accession à l'indépendance.

 

Deuxième élément, en ce qui concerne les élections présidentielles, j'ai déjà eu l'occasion, y compris ici à la Chambre, de m'exprimer sur le sujet. Je ne vais pas rappeler tout ce que j'ai dit, à la fois sur la bonne tenue des élections et du dépouillement le jour de l'élection. Tout le monde l'a constaté et différents groupes au sein de cette assemblée également. Je ne vais pas rappeler non plus toutes les irrégularités - que j'ai eu l'occasion de signaler, comme tous ceux qui se sont exprimés sur le sujet - pendant le processus de compilation qui a mené à la proclamation des résultats.

 

C'est tellement vrai que, malgré toute une série de demandes et d'hésitations qui ont pu avoir lieu sur le sujet, j'ai pris la décision de ne pas me rendre à l'installation et à la prestation de serment du président. Cela étant, on peut toujours retourner les situations. J'ai lu - je crois que c'était dans cette même salle -, dans les conclusions du Centre Carter, la mention du fait que, jusqu'au moment où le Centre a travaillé, il n'y avait pas d'indications d'inversion de l'ordre des candidats. Vous pourrez me dire que personne ne s'est prononcé à ce sujet, mais je n'ai lu aucune phrase en sens inverse, dans aucun rapport officiel d'observateurs se trouvant sur le terrain.

 

Je voudrais simplement vous dire que cette analyse a été confirmée en cabinet restreint, en présence du premier ministre et de l'ensemble des vice-premiers ministres et cela a conduit d'ailleurs à un échange de correspondance entre le premier ministre et le président Kabila. Sur ce volet-là, en ce qui me concerne et en ce qui concerne le gouvernement, et je l'espère la majorité, le dossier est clos.

 

Troisièmement, en ce qui …

 

(brouhaha)

 

Le président: J'ai beaucoup de sympathie pour le Congo et les Congolais mais nos coutumes veulent que les personnes qui assistent aux débats parlementaires se taisent et n'interviennent pas dans le débat. Sinon, je fais évacuer la tribune, malgré toute la sympathie que j'ai pour vous!

 

11.05 Didier Reynders, ministre: Monsieur le président, je rappelle simplement que le premier ministre a dès lors communiqué pour féliciter tous les acteurs qui ont participé à l'opération électorale au Congo et pour annoncer la volonté de travailler avec les autorités congolaises. Notre objectif, je le rappelle quand même, est de tout faire pour que le processus démocratique progresse au Congo, comme ailleurs dans le monde - il y a beaucoup d'endroits où nous travaillons dans la même direction -, et nous essayons aussi de développer des actions de coopération au bénéfice de la population au Congo.

 

Troisième élément. Pour ce qui concerne la procédure en matière de dépouillement et surtout de compilation des résultats des élections législatives, qui ont eu lieu aussi le 28 novembre, la Belgique a effectivement envisagé de fournir une aide supplémentaire à la Céni pour la compilation des résultats des élections législatives. Lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni ont émis en décembre l'idée d'une assistance technique pour la suite du processus électoral, notre ambassadeur à Kinshasa leur a immédiatement offert son soutien. C'est ainsi qu'il les a accompagnés dans leurs démarches auprès du président de la Céni, le 19 décembre dernier. Cette offre ne s'est finalement pas concrétisée car aucune des solutions proposées ne permettaient d'apporter une aide significative dans le très court laps de temps qui nous était imparti. Les États-Unis ont finalement envoyé début janvier une mission de quatre experts, mais il ne s'agit pour l'instant que d'une mission préparatoire à une autre mission qui serait chargée de formuler des propositions pour rendre plus transparent le traitement des résultats des prochaines élections provinciales et locales.

 

Les termes de référence de cette deuxième mission sont toujours en train d'être discutés. Ces experts n'assistent donc pas la Céni dans le processus de compilation des élections législatives. Quant aux Britanniques, ils ont un financement prévu pour l'envoi d'experts africains mais attendent toujours une proposition concrète de la Céni.

 

Le dépouillement des bulletins de vote est terminé mais le processus de compilation des résultats a pris du retard et la Céni a décidé de reporter l'annonce des résultats qui était prévue pour le vendredi 13 janvier. La publication des résultats aura normalement et finalement lieu le 18 janvier pour les 165 circonscriptions des provinces congolaises et le 26 janvier pour la ville-province de Kinshasa. C'est là que la Céni rencontre le plus de difficultés. La compilation est aujourd'hui terminée dans presque tous les centres locaux de compilation des résultats. Les résultats ont été immédiatement affichés dans la plupart de ces bureaux. Nos informations sur la qualité du dépouillement et de la compilation sont malheureusement parcellaires. Il n'y a pas d'observateurs présents. Seule la division électorale de la Monusco, qui fournit un appui logistique à la Céni, nous a donné quelques indications, soulignant notamment le fait que l'enregistrement des PV à Kinshasa avait été beaucoup moins problématique que lors de la présidentielle.

 

De ce fait, si nous comprenons les craintes de la CENCO, nous ne pouvons pas encore, à l'heure actuelle, prendre une position définitive sur la qualité et la validité de ce processus de dépouillement.

 

Ma visite au Congo ne pourra, je le répète encore une fois, avoir lieu qu'après la publication des résultats définitifs des élections législatives et normalement l'installation d'une nouvelle assemblée. Je rappelle qu'après la publication des résultats provisoires, prévue pour les 18 et 26 janvier, il y aura encore une période de recours devant la Cour suprême. Nous devrons également tenir compte de la manière avec laquelle le processus de compilation des résultats se sera déroulé, je l'avais déjà évoqué.

 

Monsieur Dallemagne, je n'ai pas connaissance de tentatives d'infiltration dans notre représentation diplomatique au Congo. Toutes les mesures de protection sont prises. Si nécessaire, les règles internationales seront rappelées aux autorités congolaises, mais je pense que notre ambassadeur le fait très régulièrement.

 

Monsieur le président, je rappelle que nous souhaitons apporter un soutien, comme énoncé dans la déclaration gouvernementale, à l'évolution démocratique du Congo, comme d'un certain nombre d'autres États. Le processus en ce qui concerne le soutien financier est, pour l'instant, arrêté en attendant l'évolution de la situation.

 

Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, tout déplacement au Congo, quelles que soient les communications à l'égard du président Kabila par la suite, sera décidé en fonction d'une évaluation de l'évolution de la situation et, notamment, de la compilation des résultats des élections législatives. Ma position n'a pas changé.

 

L'attitude à l'égard de l'élection présidentielle a été concertée au sein du cabinet restreint avec le premier ministre et l'ensemble des vice-premiers ministres. La position du premier ministre a été très clairement de communiquer avec le président Kabila, à la fois pour féliciter l'ensemble des forces congolaises pour leur participation au processus électoral mais aussi pour annoncer notre volonté de faire en sorte que la situation progresse au Congo. Cela étant, c'était bien un message adressé au président Kabila après sa prestation de serment.

 

Absence remarquée et à soulignée de :

 

11 Questions jointes de

 

- M. Rachid Madrane (PS) au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes sur "la situation post-électorale en RDC" (n° 8343)

 

- M. Peter Luykx(NVA) au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes sur "l'évacuation de concitoyens du Congo" (n° 8428)

 

- M. Roel Deseyn (CD&V)au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes sur "la prestation de serment récente du nouveau président de la République démocratique du Congo, M. Joseph Kabila" (n° 8438)

 

- M. Roland Defreyne (OpenVld)au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes sur "l'infiltration du service de renseignements congolais ANR" (n° 8452)

 

Alors qu’ils se sont annoncés, aucun d’eux n’a pris la parole…

Une pensée pour Patrice Lumumba

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« Ne pleure pas ma compagne ! Moi je sais que mon pays qui souffre tant saura défendre son indépendance et sa liberté. A mes enfants que je laisse et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de sa chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité, il n’y a pas de liberté, sans justice, il n’y a pas de dignité, et sans indépendance, il n’y a pas d’homme libre ».

Ainsi s’exprimait Patrice Lumumba dans l’ultime lettre qu’il adressa à sa femme Pauline. Quelques jours plus tard, le 17 janvier 1961 à 21h43, le premier Premier ministre du Congo indépendant était assassiné, avec deux de ses compagnons de route.

 

Au moment de sa disparition, une vague d’émotion a parcouru le monde. Une vague immense, à la mesure des espoirs que le leader africain avaient soulevés dans les peuples du Tiers-monde.

 

Aujourd'hui, 51 ans après, ayons tous une pensée pour lui.

 

Bertin MAMPAKA

Vice-Président du Parlement bruxellois

Echevin à la Ville de la Bruxelles

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